On y était : Dour 2018

Written by on juillet 20, 2018

En ce mercredi sous le soleil, il était enfin l’heure de partir pour la Belgique. Au lendemain d’une demi-finale dont tout le monde connait le récit, nous avions rendez-vous avec les 30 ans d’un des plus beau festival d’Europe.

Pour ce premier jour, nous n’avons pu trahir nos habitudes footballistiques en allant regarder sur le site du festival Croatie – Angleterre. L’ambiance monte doucement et nous découvrons le nouveau site du festival. Au cœur d’un parc éolien, nous retrouvons les repères avec les nombreux chapiteaux qui bordent le nouveau site. Plus fonctionnel et aéré, on regrette néanmoins le charme de l’ancien emplacement de la Balzaal mais dans l’ensemble le pari est réussi pour l’organisation.

 

JEUDI

 

On débute notre vague de concert par le projet Gangue. Déjà présenté sur nos différents articles sur le festival, ce groupe réunit des membres de La Fine Equipe avec Fulgeance et Haring. Les six compagnons de route profite de la fin du match devant la Boombox pour remplir le chapiteau en un rien de temps. Le public se prend rapidement au jeu du groupe, ça danse malgré la chaleur et le set progressera en intensité. Dans l’ensemble on a été plus que séduit par le projet qui peut encore gagner en fluidité et en efficacité, la faute notamment à des soucis techniques.

 

Réécoutez l’interview de Gangue réalisée après le concert :

Après cette interview, c’était déjà l’heure des derniers concerts du premier soir. Nous nous sommes rapidement faufilés vers La petite maison dans la prairie déguster de savoureuses minutes du dj set de Modeselektor. Nous étions un peu déçus de la prestation des allemands il y a trois ans, cette fois c’était une belle claque à la fois auditive et visuelle. Le duo a retourné la salle et n’a pas manqué de bien souhaiter son anniversaire au festival. On file rapidement voir Dj Premier sous la Boombox qui rejoue les bons vieux classiques du hip hop et enfin on termine la soirée sur la Balzaal devant Diplo. Musicalement nous ne restons pas sur un grand souvenir mais on doit reconnaître que le show pyrotechnique esprit EDM fonctionne devant les milliers de festivaliers massés devant.

 

VENDREDI

 

Premier réveil dans le camping pro qui surplombe légèrement le site du festival. Après un passage restauration italienne à Mons, nous retournons pour cette seconde journée sur la plaine de la Machine de feu. Nous débutons doucement par revoir un peu de Villejuif Underground dans la Caverne. Un plaisir un peu gâché par un son trop aigüe mais on apprécie commencer la journée par les nouveaux membres de chez Born Bad Records. Après une pause et la découverte de l’espace média et son brumisateur très efficace sous les chaudes températures belges, nous revoyons pour la seconde fois 10LEC6. Après un passage convaincant lors des 3 éléphants, le groupe continue de faire chavirer les festivals avec leur afro-punk, un des excellents moments de notre séjour. Nous continuons à trainer nos oreilles devant la scène de La petite maison dans la prairie avec Son lux. Les américains ont eu des difficultés à nous séduire sur les derniers morceaux sortis et le live s’en ressent, nous étions bien plus friands des morceaux de l’album Lanterns.

 

 

Passage obligé pour ce jeudi, l’enchainement sur la Last Arena Joey Bada$$ et Booba. Nous attendions impatiemment l’américain qui reste l’un des rappeurs les plus séduisants du moment. L’ambiance montait petit à petit, le show inégal a eu de beaux passages et le public était au rendez-vous. Phénomène semblable mais encore plus prononcé pour le Duc Booba mais qui nous marquera beaucoup moins les esprits. Un concert sous le signe de la suffisance et qui manque d’emballer totalement la soirée. Un reproche qu’on ne fera pas au duo Âme, les allemands offre un set techno live léché et dansant dont on se souviendra. La fin de soirée approche et on continue dans l’électro soigneuse avec un passage sur Shigeto. Dans un Labo bien rempli, l’américain offre une performance dense et intense entre sa batterie et ses machines. Bientôt la fin du game pour notre équipe, la fatigue se fait ressentir donc nous décidons de retourner vers notre camping en écoutant au passage une partie du live des Chemical Brothers, il y a pire pour finir ce séjour belge.
Made In Belgium With Love !
Retrouvez des extraits des concerts et des sessions live sur l’excellent site sourdoreille.net

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